Eva Riveros

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Publiée le jeudi 28 juin à 15h28
Araignées, vertige & phobies, mon chemin vers la liberté

Ne plus vivre dans la peur constante c'est possible ! Venez découvrir mon chemin de libération phobique des araignées et du vertige

Aujourd’hui j’ai l’envie de partager avec vous mon expérience avec mes phobies et comment j’ai réussi à les vaincre. J’étais ultra phobique des araignées, la totale : cris, pleurs, crise de panique, mais plus aujourd’hui. Et j’ai toujours plus ou moins eu peur du vide, des fois plus, des fois moins, je n’arrivais pas vraiment à comprendre pourquoi ni comment mais surtout j’en avais marre. Je voulais me battre, mais contre quoi ? Contre qui ?

Une seule certitude, je voulais être Batman, faire de mes peurs mon plus gros atout.

Distinguer peur et phobie

La peur est une émotion de base, elle a pour fonction de nous mettre en action face à l’inconnu ou face au danger. Selon deux réactions primitives possibles : la fuite ou le combat. Très rapidement nous analysons (souvent inconsciemment) la situation pour opter pour l’une des deux options.

La phobie, en revanche nous paralyse, nous met en inaction. Elle n’a donc rien à voir avec la peur, et se rapproche plus de la honte et de la culpabilité (qui nous inhibe, afin de comprendre « comment » la situation est arrivée là). Il existe deux types de phobie et c’est primordial de savoir de laquelle nous souffrons. Sans connaissance de l’ennemie, nous ne pouvons le vaincre.

Il existe donc, deux types de phobies, la phobie dite simple, et la phobie complexe. La phobie simple a un effet de cause => conséquence direct. Par exemple, je me fais mordre par un chien, j’ai peur des chiens, puis (souvent empiré par l’entourage) je commence à avoir honte de ma peur, car elle me sépare du reste de la société, et enfin je deviens phobique des chiens. La logique ici est facile à comprendre, en fouillant ses souvenirs nous pouvons assez simplement retrouver l’élément déclencheur, le « patient zéro » de notre phobie.

Pour la phobie complexe, et bien, c’est plus complexe. Cette phobie est un transfert que notre cerveau fait lorsqu’il ne peut pas assimiler ou comprendre l’information qui suscite de la peur en nous. C’est souvent le cas lorsqu’enfant, nous ne pouvons pas correctement exprimer ce que nous ressentons, ou bien que nos propos ne seraient pas entendus par nos parents. Il en va de même pour les traumatismes : un viol, une mort subite dans l’entourage, un accident,… La phobie se développe alors se le premier objet « qui pourraient faire peur ».

/!\ Il est très important de décharger la peur ou la panique que génère les phobies: pleurs, rires, cris, frapper un coussin, peu importe mais ces décharge faciliteront l'auto bienveillance et accélèreront le retour à la normal

 

La première étape de libération de phobie est la suivante : de quoi j’ai peur, de quoi j’ai honte ?

Ma phobie complexe  des araignées

J’étais phobique des araignées. Comme beaucoup de personnes, plus je comprenais que ma phobie était infondée, plus ma phobie grandissais : j’en avais honte (l’araignée ne représente aucun danger pour moi: je vis en France).

Mon premier souvenir de peur avec une araignée : J’ai 3 ans, je suis avec ma sœur dans le lit, dans une maison que je n’aime pas et ne connais pas car nous allions donner notre chien (que j’adorais) aux propriétaires de la maison. Une énorme araignée sur le lit dont la lune projette l'ombre au plafond : j’ai peur. Ma sœur, elle aussi phobique, me laisse en plan pour aller chercher les parents. Je suis seule, abandonnée face à ma peur. Je n’ai jamais eu peur des araignées, j’avais peur d’être abandonnée. Mon cerveau de 3 ans a paniqué je n’ai pas réussit à faire la part des choses, « si on abandonne le chien ici pourquoi pas moi ? ». Combinez ça avec un père absent et ma peur de l’abandon se portait plus que bien. Au poil (de l’araignée).

Aujourd’hui je n’ai plus peur des araignées, je ne vais pas leur faire des bisous mais je peux les déplacer et les regarder sans problème. J’ai compris que seul un enfant peut être abandonnée, un adulte est laissé seul, la différence est énorme. Aujourd’hui personne ne peut m’abandonner. Ma famille m’aime et ce, que je sois avec eux ou non. J’apprécie les moments où je suis seule. Pour moi cette phobie a été simple à effacer, je voulais vraiment m’en débarrasser et ça devenait urgent, j’emménageais dans un appart’ miteux rempli d’araignée.

Pour le vertige par contre, ça a était beaucoup, beaucoup plus long.

Ma phobie complexe du vertige et l’escalade

Mon vertige c’était un mystère pour moi. Impossible de trouver le « patient zéro ». Le vide fait peur, on peut mourir d'accord, ça se tient. Mais à 2  mètres de hauteur, on se blesse plutôt que de mourrir en cas de vilaine chute. J’avais lu dans un livre qu’un homme avait peur « de ne pas être à la hauteur », et que c’est cette idée qui déclenchait chez lui, son vertige. Je  suis partie avec ce postulat pour moi, mais j’avais tord. Une chose était sûre je voulais me débarrasser de ce truc alors j’ai commencé l’escalade.

  • Etape 1 : La vraie peur 

J’ai commencé par faire du bloc, discipline d’escalade, souvent à l’intérieur où nous ne sommes pas attachés, mais les murs ne dépassent pas 4 m de hauteur.

Au début, j’ai vraiment galéré, physiquement oui, mais surtout psychologiquement. Je faisais une crise de panique toutes les deux semaines, j’essayais de me dire « je suis à la hauteur ! Pas de honte à avoir ! » mais je sentais que ça marchait pas des masses. Les crises de tétanie s’espaçaient, une par mois, généralement toujours sur le dernier mouvement ou pour redescendre.

J’ai mis du temps avant de comprendre, en m’engueulant avec mon copain, je lui dis « mais tu comprends vraiment pas ce que c’est de ne pas pouvoir bouger sans se faire mal ou sans tomber ! ». En une fraction de seconde, j’ai revu la fois où on a essayait de m’étrangler gamine, mon viol, toutes les fois où des plus grands et plus forts que moi m’ont maintenu et que je ne pouvais plus bouger. J’ai senti une rage monter en moi et j’ai fini par exploser en sanglot. Ca c’était le signe de ma justesse. J’avais touché le cœur du problème, ce n’était pas le vide ou la hauteur, c’était mon incapacité à bouger sans me blesser. Cette incapacité à bouger dont j’avais honte, car comme beaucoup de victime (qu’on a blâmé) à un moment de ma vie je me suis dit « j’aurais du mieux me défendre, j’aurais du dire quelque chose ». J'avais donc encore une fois une phobie complexe !

 

  • Etape 2 : Monter de plus en plus haut

Pour moi, l’étape suivante logique, c’était de grimper plus haut. J’ai donc fait de la voie, mais toujours à l’intérieur. J’ai adoré, c’était la première fois que je pouvais être haute sans paniquée. J’ai eu peur à quelque endroit mais pour moi c’était une réussite !

Je me disais « Tu contrôles ton corps » « C’est toi qui décide » « Ce sont tes mouvements qui t’emmène où tu veux ».

Du coup, à chaque moment où l’assureur me soulève un peu trop, c’est le drame et il se prend une déferlante d’agressivité de ma part : c’est MOI qui décide. Evidemment le travail est nouveau, c’est de ma responsabilité de dire les choses pour qu’elles soient entendues. J’observe cela en permanence : quand nous apprenons à dire « NON » pour la première fois, nous le disons trop agressivement et trop souvent, mais c’est passager avant de trouver l’équilibre.

 

  • Etape 3 : Ne pas perdre de vue la vraie peur

 

J’avais l’idée que dehors, la liberté étant plus grande, ça serait plus difficile pour moi d’être en hauteur. J’avais perdu de vue que ma peur n’était pas la hauteur, mais l’incapacité de bouger.

Je suis extrêmement fière de moi, de pouvoir admirer la vue à 20 m de haut parce que JE suis montée là haut. Mais au moment de redescendre, en dalle (falaise penchée vers l’avant), c’est souvent la cata. L’idée de me laisser tomber en arrière, même sur 20 cm me terrorise, car dans cette « mini chute » je pourrais me faire mal. 

J’ai alors essayé de grimper en tête, ce qui est beaucoup plus dangereux. C’est très flippant mais j’ai appris quelque chose de sournois à mon sujet : Dans les situations réellement dangereuses, je n’ai jamais activé ma phobie. Faire une crise de panique dans ces moments là pourrait réellement me mettre en danger et me blesser. Ma phobie ne s’exprime que quand je juge être en sécurité physique. J’ai peur, seulement quand je peux me le permettre. Ce qui veut dire que dans ces moments là je peux arrêter d’avoir peur !

  • Etape 4 : Revisiter la douleur

J’ai toujours eu un rapport à la douleur très particulier. Mais j'ai compris avec le temps que l'inconfort fait partie de la vie, et la douleur est inconfortable. C'était très infantile de ma part de ne pas supporter la douleur car elle fera partie de ma vie quoiqu'il en soit. De plus, moins je contrôle, plus j'ai peur, plus j'ai mal. Mauvais combo. 

J'ai également la croyance que notre corps nous parle aux travers de nos douleurs, comme pour mes règles, j'apprends à gérer, en acceptant, en facilitant l'inconfort et en le comprennant. 

  • Etape 5: La validation 

 

C'est officiel, je n'ai plus peur ! J'ai fait 2 via ferrata, à 1000 mètre d'altitude, sans que la peur du vide soit un soucis. Inconfortable au début, géniallissime à la fin, je suis en sécurité, j'apprécie la liberté et la beauté de la nature. Ces vues justifient à elles seules tous les combats que j'ai pu mener contre mon vertige 

A vous de voir maintenant, si vous voulez : le confort de ne pas changer mais l'inconfort de la peur ou l'inconfort du combat mais le confort de la liberté. Je rapelle que la liberté est un besoin primaire de l'homme !

A vous de voir ce que vous faîtes de vos phobies ♥

Vous voulez les prendre en charge ? Mon stage "Libération des phobies" est fait pour vous ! 

Coach de vie Eva Riveros Logo phobie Strasbourg Robertsau Alsace

    

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