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Publiée le mercredi 31 juillet à 15h49
La culpabilisation – S'en défendre

La culpabilité est un fléau dans notre société. Elle est partout, dans les pubs, à l’école, dans les relations humaines, la politique. Nul n’y échappe, mais nous n’avons pas appris à nous en défendre. Ca vous dit ? 

Comme l’explique si bien Bréné Brown, la culpabilité se traduit par « j’ai fait quelque chose de mauvais ». Jugeant, donc, ce concept nous paralyse. C’est la culpabilité qui parle lorsque notre voix intérieure exprime des regrets « Si seulement j'avais été », « J'aurais du faire ça». 

 

La culpabilisation

La culpabilité nous inhibe, neurologiquement et physiquement, en partie dans le but de nous laisser le temps de comprendre nos actions/réactions. Elle nous pousse à nous justifier, nous expliquer mais aussi à juger les autres.

« Si tu es mal et que je suis différent alors je suis bon »

Un jugement ne parle que de celui qui le dit. La culpabilité s’exprime de différentes façons, et nous rend triste, la plupart du temps. Nous culpabilisons de ne pas pouvoir aider l’autre dans sa souffrance et pleurons avec lui. Nous culpabilisons de ne pas avoir fait mieux avant, et avons des remords ou nous culpabilisons de pas mieux faire aujourd’hui et regrettons l’avant.

Faire une erreur est vital 


Nous projetons sur les autres nos culpabilités: de ne pas pouvoir aider, de les avoir blessés. Et nous surjouons nos réactions, ce qui les rend dissonantes.

Prenons un exemple : lorsqu’un enfant apprend à marcher,  il tombe, se cogne, plus ou moins fort. Ignorer sa douleur est une erreur, cela revient à lui apprendre que ce qu’il ressent est faux, que les adultes savent mieux que lui s'il a mal ou non. En revanche accourir en l’enlaçant et le plaignant comme si on allait amputer son pied ou comme si sa chute était source de terrible malheur pour nous, est une erreur car l'adulte crée une dissonance. La douleur existe mais il se peut qu’elle soit minime. De plus la chute est nécessaire pour apprendre.

En grande majorité, les parents arrivent à gérer l'apprentissage de la marche mais notre ego humain nous pousse à vouloir sauver les gens et à leur éviter la douleur, surtout ceux qu’on aime. De fait, nous avons du mal à tolérer la douleur chez l’autre. Apprendre nécessite de se tromper par essai-erreur, sinon il s'agit d'un savoir déjà acquis et non d'un apprentissage.  Notre ingérence de la douleur d’autrui ne doit pas culpabiliser pour autant nos enfants, ou nous - même ! La douleur est inconfortable mais elle fait et fera toujours partie de la vie.

La culpabilisation est partout, il est impossible de l’exclure complètement. Néanmoins nous pouvons apprendre à mieux communiquer, sans juger mais aussi à nous en défendre. Nous donnons aux autres le pouvoir de nous détruire par leurs mots, cela peut changer. Même si personne ne nous l’a appris, même si nous allons échouer au début, car nous apprenons, il est primordial que nous nous défendions contre la culpabilisation. Prenons conscience quand nous en sommes victime mais aussi quand nous l’utilisons. Le silence après une dispute, bouder, est un bon exemple de culpabilisation.

Comment s'en défendre ? Voici quelques conseils. 

  1. S'assurer de l'intention de l'autre 

Et pour ça, rien ne vaut la demande. Demander à l'autre, ça peut paraître simple ou simplet pour certains. " Ha, tu essayes de me culpabiliser c'est ça ?" Souvent la réponse est "non". Nous ne cherchons pas directement à faire culpabiliser, ou pas consciemment. Nous cherchons à être compris par l'autre, à lui expliquer très maladroitement nos émotions et nos besoins.

- "Je ne viens pas manger ce soir."

- "Tu m'aimes pas c'est ça ?" / "Dis tout de suite que t'as mieux à faire !"

  1. Reformuler ce que l'on comprend et attend

Parfois il est encore plus simple de simplement reformuler, ce que nous pensons être la pensée de l'autre, et de lui demander de coopérer. Evidement, l'humilité est de mise car la présence inérente de la culpabilisation a tendance à nous rendre un peu parano... c'est normal ! Il se peut qu'on ait mal compris l'autre, ou que nous ne trouvions pas son intention ! Dans tous les cas, nous pouvons essayer de fonctionner avec l'autre.  L'inclusion sociale est un don de soi puissant que nous pouvons offrir aux autres. 

- " Tu n'as pas envie d'être seul.e ce soir, c'est bien ça ?" / " Tu prends mon absence comme un manque d'amour, c'est bien cela ?"

- "Euh oui..."

- " J'ai besoin que tu me dises les choses simplement, j'ai du mal à écouter lorsque j'entends de la culpabilisation. Tu voudrais bien qu'on essaye ?"

 

Dialogue culpabilisation renouer s exprimer

 

3. Refuser

Nous ne sommes pas toujours au top de notre forme, pour être pédagogue, expliquer à l'autre nos besoins, être bienveillant. D'ailleurs il n'est possible d'être bienveillant que lorsque nous le sommes envers nous même d'abord ! Et puis, la relation est comme un panier, nous y mettons des fruits. Certains sont murs et d'autres un peu verreux... Rien ne nous force à tout manger ! Nous pouvons refuser les propos de l'autre ! 

 

" Je vais ignorer ta phrase d'avant, je la trouve trop culpabilisante" / " Ce n'est pas comme ça qu'on exprime un besoin et je n'ai vraiment pas envie d'entendre de culpabilisation" 

4. Reconnaitre nos culpabilisations 

Nous nous défendons mieux de ce que nous connaissons, et ce qui est plus facile d'accès, c'est nous. Et oui nous sommes humains et nous avons culpabilisé ou le faisons encore ! Le reconnaitre est déjà une première étape. Bien sûr nous pouvons aussi le verbaliser et nous en excuser, mais c'est encore une étape après ! ;) 

" Tiens, je claque la porte/ je me tais/ je me fais mal pour lui montrer qu'il m'a blessé" 

- " T'entendre dire ça me donne envie de me venger" 

 

A vous de voir, quelle méthode vous parait aujourd'hui la plus simple ? Comment pas à pas, vous allez réussir à vous libérer de la mauvaise culpabilisation ? Réussir à ne plus laisser les mots des autres vous impacter autant et  parfois même vous détruire ... 

Belle journée ♥

 

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Pour aller plus loin : 

TED – Bréne Brown – Ecouter la honte  et – Le pouvoir de la vulnérabilité. Ainsi que ses livres.

Idriss Aberkane – Libérez votre cerveau

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