Eva Riveros

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Publiée le mardi 16 octobre à 16h23
Arrêtons de prendre la gentillesse comme excuse pour ne pas nous respecter

"Trop bon, trop con" le mythe de la fausse gentillesse nous enferme dans des schémas de pensées hyper nefastes. 


Comment sortir de la position de victime ? 

 

Comment ne plus être un aggresseur ? 

 

 

L’éducation au service de la fausse gentillesse

En France, nous avons la culture du gentil, mais nous en n’avons pas du tout la bonne définition. Nous voulons que nos enfants soient gentils, être gentils avec nos amis et notre famille. Dans l’idée ça serait top, mais lorsque l’on observe l’éducation, on peut vite se rendre compte que nous avons confondu gentillesse avec d’autres termes beaucoup moins appétissants : obéissance absolue envers l’adulte, peur, chantage …..

« Exemple de phrase dite » = traduction pour l'enfant : Mécanisme

«  Tu ne fais pas de bisous, ce n’est pas gentil » = Tu respectes tes envies et ton corps donc tu es méchant  : Culpabilisation

« Sois gentil et va mettre la table » = Faire ce que les adultes te disent c’est bien/ Rendre service est un jugement : Mensonge

« Ho tu m’as fait un cadeau c’est gentil ! » = Si tu ne m’en fais pas tu es méchant / Et que se passe-t-il quand l’enfant n’a pas envie de faire de cadeau ? : Jugement positif

« Ne tape/ mord/ pas, c’est méchant ! » // mais les adultes ont le droit de t’en claquer une par contre, pas de problème ! / Si tu fais une erreur tu es mauvais: Jugement négatif

« Si t’es pas gentil t’auras pas de dessert » : Chantage

 

Pourquoi voulons-nous à tout prix mettre une étiquette de BIEN ou de MAUVAIS ? Nous semblons perdus dès qu’un acte ou une personne a deux facettes ou est non binaire. Pourquoi vouloir mettre un jugement sur tout ce que l'enfant ou les gens font ? Quel est le message de nos paroles ? Voulons nous donner nos ressentis ou juger ?

Ici, je ne parle pas de mauvaise éducation, je ne parle pas de quelques cas isolés ayant connus des parents spécialement violent physiquement et psychologiquement. Je parle bien d'un moeur ancré dans nos éducations (culpabilisation biblique entre autre) que nous avons tous vécus, ) l'école si ce n'est à la maison.

 

« Trop bon, trop con », le mythe.

 

J’aimerais qu’on arrête 5 minutes de vouloir être gentil. Lorsque nous disons cette phrase « Trop bon, trop con », la plupart du temps nous n’avons pas « été bon ou gentil », appelons un chat un chat, nous nous sommes juste pas respecter. Nous nous sommes manquer de respect, nous avons attendu d’une personne, nous n’avons pas su dire stop ou oser dire non. Ca n’a rien à voir avec le fait d’être gentil ou d'être bon.  Etre bon doit être pour le bien de tous, et nous faisons parti de ce "tous". 

 

Il y a une différence entre :

    • Rendre service à quelqu’un car nous en avons envie vs. Rendre service à quelqu’un car il nous culpabilise si nous ne le faisons pas
    • Faire un cadeau à quelqu’un car nous avons envie vs. Faire un cadeau pour ne pas passer pour un radin
    • Faire confiance car c’est ce que la personne nous inspire et parce qu’elle nous fait confiance vs. Croire aveuglement qu’une personne est bien intentionnée quand tous les signes montrent que non…

 

Être gentil a un côté altruiste. Altruiste ça veut dire que nous avons une proportion à penser à l’autre avant nous de façon naturelle, sans que ça nous coute. Si cela nous coute, c’est que ce n’est pas de l’altruisme, c’est que ce n’est pas de la gentillesse. C’est autre chose, par exemple : de l’aide, des compromis, un besoin de lien social. Lorsque l’action vient du cœur, de la gentillesse, nous nous n’en plaignons pas ! Nous sommes contents d’aider, de faire un cadeau, de rendre service.

Osons être nous-mêmes ! Parce que pour être soi, et respecter SES besoins à soi, il faut parfois prioriser. C'est-à-dire dire « non » à l’autre, le faire attendre, faire autrement.

 

Méchant et gentil : Agresseurs et victimes

 

Cette séparation française hyper tranchée Bien/Mal est assez dangereuse car elle s’applique à relativement tout. Prenons le cas classique Victime / Agresseur par exemple. L’agresseur est celui qui blesse l’autre, par définition donc il est méchant. Puisque tout est méticuleusement rangé, la victime est alors gentille. Oui, sauf que c’est loin d’être toujours le cas, et surtout c’est très loin d’être thérapeutique. En fonction des personnes ou des événements il y a plusieurs façons de réagir : Ne pas vouloir voir qu’on a été agresseur ou ne surtout pas admettre qu’on a été victime. Bien-sûr, cela n’est pas vrai pour tout le monde, un article ne pas faire du cas par cas ni gérer les dénis.

 

Tous agresseurs

Les jugements et étiquettes nous empêchent de voir la vérité en face lorsque nous sommes en tord. Car au lieu d’avoir juste tord, ou d’avoir juste fait une erreur, nous devenons mauvais et personne ne veut être méchant. Dès tout petit: de petits actes mauvais en actes mauvais, nous devenons de mauvaises personnes, et les « erreurs » deviennent des choix qui détruisent des vies. Vouloir coller à l’image que nos parents nous donnent est l’un des principaux moteurs durant l’enfance, comme le montre cette image. Normalement la crise d’adolescence devrait venir casser tout cela, mais très peu de personnes la font réellement....

 

 

Nous  avons tous été des agresseurs. Cette « loi des étiquettes bonnes et mauvaises » donne lieu à beaucoup de conflits et de hiérarchisation des souffrances - Je rappelle qu’il est impossible de hiérarchiser les souffrances entre les personnes. Chacun a son système de croyances, ses expériences, ses limites – Un agresseur est un agresseur qu’il s’agisse du plus grand des salops ou de personnes lambdas que nous sommes et DONC une victime est une victime, qu’elle est subit les méfaits d’un grand salop ou d’une personne lambda comme vous et moi.

Envers nous-même

Ce n’est pas agréable ne prendre conscience que nous avons fait du mal aux autres (et nous sommes inclut dans les autres).
Combien de fois (par jour) nous insultons nous ?

 

« Je suis vraiment nulle »

« Je suis moche »

« Je suis trop…. » / « Pas assez….. »

Le respect commence par nous-mêmes, nous nous devons de montrer l'exemple. Pour beaucoup d'autre nous, ce mécanisme de défendre nous permet de "reprendre la main" de "contrôler" les aggressions. Mais nous ne pouvons pas nous infliger ça ! C'est ce que dénonce Hannah Gadsby  dans son spectacle Nanette ( à voir de toute urgence!) 

Envers les autres

Jugements, critiques, harcèlements, se taire quand nous sommes témoins de racisme ou sexisme, ne pas agir, ne pas défendre sont des moyens de contribuer à la violence et de se positionner en agresseur. Bien-sûr il y a pire que nous, bien-sûr nous avons des besoins non comblés et des blessures. Mais ces actes nous positionnent en tant qu’agresseur et donc en tant que méchants.

 

Le problème ? Nous avons le reflexe (éducation) de nous culpabiliser, de nous en vouloir. La culpabilisation peut être un bon indicateur de nos actes, savoir comment nous nous positionnons par rapport à nos valeurs, mais ce n’est qu’une étape. Nous ne pouvons pas nous arrêter à la culpabilité car elle aboutira à de la honte qui nous dévorera.

 

Notre cerveau est plastique, il est tout à fait possible de nous "rééduquer" et de changer les schémas de l'enfance.

Alors que faire ?

  1. Conscientiser nos actes
  2. Comprendre le besoin associé
  3. Comprendre que nous sommes en chemin et nous apprenons, nous ne sommes pas parfait
  4. Demander pardon lorsque c’est possible
  5. Proposer une réparation
  6. Avoir un plan réalisable
  7. S’ajuste et faire mieux la fois d’après

 

Exemple de dialogue mental (dans sa tête) :

Avant :

« Je suis vraiment trop nulle, j’aurais du agir, j’aurais du faire quelque chose. J’ai bien vu que ces personnes embêter mon amie, c’était injuste bête et méchant et moi comme une débile, j’ai rigolé à leur blague, je ne mérite pas son amitié. »

Après :

« Je suis vraiment déçue de ma réaction tout à l’heure, j’ai rigolé alors que je ne suis pas d’accord avec eux (1). J’avais tellement besoin de me sentir appartenir à un groupe….(2) Je suis un être social et j’ai besoin de lien, mais pas n’importe quel lien ! Je me rends compte que mon amie est importante pour moi, on se comprend. Je ne peux pas être contre elle, je veux la soutenir. Je vais lui demander pardon (4). Je me rends bien compte que c’était un échec mais au moins j’ai pris conscience et vu l’état dans lequel ça me met j’ai encore du chemin à faire (3) ! Je vais y arriver, la prochaine fois je ne rigolerais pas, je leur dirais « on ne fait pas ça »  et je dirais à mon amie que ce n’est pas ok ce qu’il vient de se passer (5)».

 

Tous victimes

Certaines personnes victimes ont du mal à se réparer et à aller mieux, déjà parce que c’est souvent très difficile, et peu de personnes peuvent correctement nous accompagner. En plus de ça s’ajoute-la victimisation, car ici, être victime, c’est être gentil. Et parfois ce besoin d’être gentil (relié à un besoin d’être aimé par nos parents) est plus fort que le besoin d’aller mieux, et de se sentir mieux, réparé. Parce que se plaindre de quelque chose attire la compassion des gens, l’aide des gens. Pire, s’en remettre attire parfois leur mépris et leur culpabilisation. Les gens qui souffrent ne nous donnent pas le droit d’aller mieux, il faut le prendre. C’est ce mécanisme qui attire les « Si elle avait été violée, elle ne sortirait pas avec untel/ elle aurait peur des hommes/ elle serait en train de pleurer » ou encore «  Si ça l’avait choqué d’avoir fait une fausse couche elle en aurait parlé ! » et pis quoi encore ? Chacun son chemin PERSONNEL vers la guérison. Ces phrases sont souvent le signe :

 

    • D’un déni de la part de la personne jugeant qui a vécu une expérience similaire en tant que victime
    • D’un déni de la part de la personne jugeant qui une expérience similaire en tant qu’agresseur
    • D’un besoin de ne plus voir les horreurs du monde (syndrome du « tout positif »)
    • D'un besoin de se déresponsabiliser et de justifier nos maladresses et nos erreurs. 

J’observe souvent le mécanisme suivant : Une personne qui se victimise de toutes les « petites » blessures est en train de faire un énorme déni d’un traumatisme passé. Lorsque nous parlons du traumatisme, la personne me dit ne pas vouloir reconnaître un événement comme traumatique et transfert sur les choses du quotidien.

 

« Je ne peux pas admettre être victime, j’ai trop de fierté, je ne veux pas donner à la personne qui m’a blesser le droit de gagner, si je souffre alors elle gagne »

« Je ne peux pas admettre être victime, sinon ça veut dire que je suis faible »

Des idées reçues bien destructrices.

Nous ne pouvons pas guérir de ce dont nous ne parlons pas. Ce qui est caché, tut, nous blesse en continue au plus profond de nous. Ce n’est pas facile de reconnaitre nos blessures, car nous nous sentons coupables, faisant partie du fameux club « j’aurais du » et surtout nous avons peur, peur de toute cette colère en nous (car la colère aussi en France est vue comme violente et mauvaise….), de la honte de la tristesse, de nos émotions quoi.

Nos expériences de vie ne sont pas toujours simples et laissent des traces émotionnelles gravées dans notre corps. Il est souvent trop compliqué d'avancer soi-même seul, (tout comme il est impossible de s'auto-chatouiller), c'est pourquoi je recommande vivement d'aller chercher de l'aide, auprès d'un.e praticien.ne de la méthode LEAA ou autres pour libérer l'émotionnel ainsi qu'une réparation du corps (ostéo,...) 

 

Belle journée ♥ 

Documentations : 

 

Dr Catherine gueguen : Arrêtons de dire aux enfants qu'ils ne sont pas gentils

Thomas d'Ansembourg: Cessez d'être gentil, soyez vrai

Marshall Rosenberg (Communication Non Violente CNV) : Les mots sont des fênetres (ou bien ce sont des murs)

13 reasons why (série Netflix sur le harcèlement) et au-dela des raisons

 

 

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